De la valeur ajoutée des administrateurs indépendants

Aujourd’hui tous les mandats d’administrateurs indépendants touchant à leur fin doivent être examinés sous l’angle de la loi Copé Zimmermann; toutes les sociétés cotées et toutes celles qui comptent plus de 500 salariés permanents et un CA net d’au moins 50M€  sont concernées; de quoi s’agit-il? de veiller à ce qu’au 1er janvier 2017 au plus tard les femmes et les hommes soient représentés de façon équilibrée au sein des conseils de surveillance et des conseils d’administration, avec une proportion minimum de chaque genre de 40%. Cette loi mettra ainsi un terme aux conseils d’administration exclusivement féminins!

Faut-il prendre le sujet sous cet angle (contraignant) au risque d’ouvrir le débat sur le principe même des quotas? Cette obligation sera indéniablement un accélérateur du mouvement lent mais profond engagé dans les sociétés françaises, et nos voisins nordiques – exemplaires à cet égard – ont démontré la pertinence de l’approche législative.

Certains pourraient objecter que ce sont davantage les compétences que le genre qui comptent, dans les conseils comme dans les exécutifs; et ils n’auront pas tort. Ce que j’identifie comme bénéfice numéro 1 à cette loi est l’obligation faite aux entreprises d’accélérer le turn over dans leurs conseils, et d’introduire des profils d’administrateurs indépendants différents, plus proches parfois de leurs client(e)s, plus jeunes aussi. De cette diversité nait la valeur ajoutée d’un organe qui doit être regardé comme un atout stratégique et non comme un mal nécessaire. D’ailleurs bon nombre de structures qui n’y sont pas réglementairement soumises ont opté volontairement pour une organisation avec CA ou CDS. Ces instances ont une compétence qui est le maillage des compétences individuelles des conseillers, lesquels suivent de plus en plus des cursus de formations voire de certifications. Et comme les femmes ont souvent – vis à vis de leur légitimité- un  regard manquant de complaisance, elles sont très nombreuses à suivre ces formations, de sorte qu’elles sont aujourd’hui une chance supplémentaire à l’actif des entreprises qui les intègrent.

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