En anglais, stress signifie tension, mais aussi mettre l’accent, tout simplement!

L’excellente conférence TEDx de Tim Urban nous livre une explication « scientifique » de la procrastination et par la même occasion présente le Panic Monster, démon intérieur qui se réveillerait chez un procrastinateur chaque fois qu’une échéance devient imminente, apportant ainsi le shoot d’adrénaline indispensable. Ce type de stress est bien connu des types P (selon le MBTI), constitutif de leur rapport à l’organisation, et généralement assumé.

Il n’en est pas de même du stress que les entreprises génèrent du fait des mouvements de transformations qu’elles vivent, faits d’accélération, de complexité, de marche vers un monde moins certain. Mobilisateur, le stress permet de fuir le danger, répondre à une attaque, survivre en adoptant les comportements les plus adaptés. Le stress sauvent des vies, et il en détruit aussi. Dès lors qu’il est chronique et/ou perçu comme tel, au lieu de nous aider, ce stress devient pathologique et destructeur. La perception de perte de maitrise ainsi que l’impression de ne pas disposer des moyens adéquats sont souvent à l’origine de ce stress psychologique chronique, qui peut aboutir à un burn out chez une personne engagée, ayant un degré d’exigence et une charge de travail élevés.

J’ai souvent entendu des injonctions faites aux entreprises de préserver leurs équipes du stress, et pas seulement de la part des partenaires sociaux. Transformation et déséquilibre riment, ne pas se transformer c’est mourir. comment résoudre l’équation de ce système?

Se recentrer sur le corps. Le corps social en auscultant son état de santé pour apporter précocement les remèdes ad hoc, et écouter son propre corps, qui – bien souvent – alerte sur les situations pouvant évoluer de façon dommageable. Ces signaux faibles du corps ainsi que  l’intuition que « quelque chose ne tourne pas rond » sont souvent balayés d’un revers de main car non compatibles avec le rôle de bon petit soldat que l’on s’est attribué. Regarder les autres vivre, observer avec bienveillance des changements porteurs de message et en faire le reflet, s’écouter et en parler, s’autoriser à partager ses sentiments, ses valeurs, tout ce qui ne se saisit pas dans la case d’un tableau excel mais qui est réel parce que vécu. Cette manière de se respecter et de grandir n’empêchera pas le doute, la pression, la crainte de l’échec; les studios Marvel produisent des super-héros qui ne siègent pas dans les open spaces des entreprises. Dans Etre humain, Etre est autant un nom commun qu’un verbe.

Retrouvez ici les articles du blog – merci d’avance pour vos Correspondances!

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