Entreprises libérées … de quoi?

Entreprises libérées, synonyme d’overdose d’articles et de certitudes, de clivages et de dogmes. Encore un article, direz-vous, à juste titre! J’ai peu d’affinités pour le label « entreprises libérées », qui suppose que les autres seraient incarcérées, par qui? pour quoi?

A quoi fait-on face?

La complexification, l’accélération et les impacts du digital comme agents transformateurs semblent acquis pour la plupart des entreprises. Il convient donc de s’y adapter en décidant du plan d’action multi-dimensionnel pertinent entreprise par entreprise, voire BU par BU.

Selon certains, l’arrivée des millennials, ou générations Y ou Z, ou encore digital natives… obligerait les entreprises à adopter une autre culture managériale basée sur leurs codes. Quels sont leurs supposés codes?

Un très intéressant article paru récemment dans les Echos montre au contraire que la vision de l’entreprise idéale est similaire, que les salariés aient plus ou moins de 30 ans, et ce dans 15 pays. L’enquête Edenred-Ipsos citée montre également que les attentes vis à vis des managers sont identiques, quelle que soit la génération du collaborateur interviewé.

En revanche, le local, la seconde vie des produits, le collaboratif, la prise de conscience de son impact sur l’état de la planète léguée aux générations suivantes, la frugalité, l’envie de produits sains, simples et réparables, le DIY (do it youself, faire par soi-même cuisine, cosmétiques, etc…) sont des courants sociétaux massifs, touchant toutes les catégories de populations.

Les entreprises doivent s’adapter à une lame de fond qui touche toute la société, clients, collaborateurs et partenaires; ce sont souvent les mêmes personnes d’ailleurs. La porosité entre l’intérieur et l’extérieur de l’entreprise est maintenant totale, et l’approche ne peut être que systémique. Se concentrer sur les millennials est un regard inévitablement tronqué.

Libérées de quoi, donc?

Je préfère parler des nouveaux modes de management et d’organisation. Parler de modes de management suppose que les managers ont toujours leur place dans l’entreprise. Evidemment le manager – plus encore qu’avant – anime et développe des réseaux de compétences au profit de projets communs, en sachant reconnaitre les talents de chacun et du collectif. Consistant malgré le doute, authentiquement écoutant, il s’attache à expliciter les décisions changeantes qui sont prises pour ne pas briser l’énergie (donner du sens). Il est obsédé par l’optimisation des conditions de travail des équipes. La QVT (qualité de vie au travail) n’est pas un gimmik de consultants en mal de business; c’est un bras de levier puissant qui permet à la fois de transcender les doutes et les peurs et de maximiser la puissance d’une équipe. Le lien avec le servant leadership est évident.

Les entreprises libérées sont libérées des dogmes et des certitudes qui fondaient les pratiques managériales.

Ces nouveaux modes de management ont un creuset commun en ce qu’ils répondent aux évolutions de la société, et une infinité de spécificités, selon la taille, l’enjeu économique, la personnalité des dirigeants et surtout la culture de l’entité. Le sujet est passionnant; il est difficile et pourtant indispensable de trouver les mots pour le partager.

Retrouvez ici les articles du blog – merci d’avance pour vos Correspondances!

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