Ecole 42, inspirations, formation, transformation

Mercredi, j’ai visité à Paris un musée d’art urbain, où l’on peut jouer, vivre, et même apprendre à coder. Un lieu de formation, finalement, où tout est ouverture et discipline. Dans le cadre des nombreuses initiatives de MGRH Nord, nous avons conversé avec des nageurs chevronnés (comprendre des développeurs en puissance qui ont réussi l’épreuve tant redoutée de la piscine, plus de 400 heures en 4 semaines dans un bassin d’apprentissage, dont dépend l’admission à la tant convoitée Ecole 42.)

Liberté, autonomie, responsabilité

Pas de professeurs interagissant avec les élèves, mais un staff de 30 personnes (seulement) obsédées par les conditions de réussite des élèves. L’ingénierie pédagogique est poussée à l’excellence, l’attention est centrée sur la progression et l’entraide. Le but – plus qu’apprendre des langages – est de se débrouiller dans un monde digital mouvant par essence, en apprenant à apprendre, à trouver la bonne information, à l’utiliser à bon escient et avec rigueur.

Pas d’horaires de cours mais un parcours en 21 étapes ponctué par des stages en entreprise. La durée et le rythme du parcours sont libres et individuels. Des examens scandent le parcours, corrigés par les pairs, eux-mêmes notés par les corrigés. Ce devoir de solidarité active pousse également les plus faibles à présenter les travaux de groupe, tandis qu’une incapacité à expliciter un résultat est assimilé à de la triche.

Tout est conçu pour que les étudiants – de quelque horizon qu’ils proviennent – puissent intégrer une équipe en lui apportant des compétences de développeur de haut niveau et leur capacité à les faire évoluer autant que de besoin. Cette intégration se fait d’ailleurs parfois dès le premier stage.

De façon général, la plupart des étudiants sont fiers de leur Ecole, la vie associative est fréquemment dense, le bureau des Elèves actif… Cette dimension a franchi une étape supplémentaire dans l’Ecole 42 ; lors des absences de l’ensemble du staff, ce sont les élèves qui font tourner l’école, qui participent aux recrutements… Ce sont eux également qui font visiter l’école dans sa dimension Musée le samedi…

Subventionnée entièrement par Xavier Niel et donc gratuite, l’école est au diapason des valeurs de la génération à laquelle elle s’adresse, les 18-30 ans.

Discipline

Il ne faudrait pas imaginer que cette autonomie et cette liberté soient synonyme d’une joyeuse cacophonie. La discipline est étonnement stricte ; les travaux d’intérêt général – qui n’ont parfois d’intérêt général que le nom – sont distribués sans hésitation. Une parole inappropriée, une négligence sur la propreté des locaux, un manquement aux règles sont sanctionnés immédiatement. Les notes, y compris les zéros, sont utilisés sans état d’âme. L’école a défini sa norme d’écriture des langages informatiques qu’elle impose de respecter.

42 est autant une école de la liberté que de la discipline, qui rencontre un succès phénoménal avec plus de 70 000 candidats au moment du lancement !

Quels enseignements pour nos entreprises ?

Les parallelismes sont nombreux, à commencer par la faible représentation des filles. Michèle Obama est d’ailleurs intervenue fermement lors de la conférence des développeurs d’Apple sur l’impérieuse nécessité de féminiser les métiers de la Tech. Cette représentation des femmes suppose des actions volontaristes, conjointes et précoces.

Le mix discipline/liberté fait écho au besoin de sens. Parce que le système est cohérent, parce que qu’il est éminemment apprenant, ses règles ne sont pas (ou peu) questionnées. Nous avons tous déjà entendu la soi-disante paresse des jeunes générations : « ils ne veulent plus travailler! ». Elles sont différentes, effectivement, et principalement plus exigeantes. Les moins de 30 ans ont besoin de managers et de mentors honnêtes, courageux, congruents, et qui les challengent. Ils croient aux valeurs de l’entraide et de l’effort quand la finalité est claire, comprise et acceptée.

Quand la qualité du cadre contient le triptyque magique Sens x Performance x Développement, travailler avec les millenials est un pur bonheur. Quand – en plus – ils proviennent de 42 …

 

Retrouvez ici les articles du blog – merci d’avance pour vos Correspondances!

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