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Des réseaux sociaux

Publiée sur les réseaux sociaux le 5 octobre dernier, cette photo en noir et blanc a fait le tour du monde, aimée par plus de 100 000 personnes sur Instagram. “C’est le moment pour la positivité de devenir virale”, a déclaré Samer Cheaib, gynécologue obstétricien de Dubaï, contacté par le Huffpost. Jolie anecdote et joli présage, ce nouveau-né avide de voir la tête de celui qui a aidé sa maman à le mettre au monde !

Ce n’est ni le covid ni les masques qui m’animent aujourd’hui, ce sont les « réseaux sociaux ». Concomitamment, ils transportent des ondes d’amour et de tendresse et la haine la plus obscure.

Pourquoi utilise-t-on le qualificatif de Réseaux Sociaux pour Facebook, Instagram, Linkedin … ?

Pourquoi ce terme est-il dévolu aux réseaux numériques alors que nos réseaux amicaux, familiaux et professionnels in real life existent tout autant sinon plus ? Et comment les nommer, car ce qui n’a pas de nom n’existe pas… Formellement ce sont bien eux les réseaux sociaux, avec des amis moins nombreux que via l’écran certes, mais sans doute plus prompts à l’entraide.

La question des like

Pourquoi la pratique du « feed-like » n’est-elle pas aussi développée dans nos interactions physiques qu’en digital ? La version digitale est-elle plus facile ? Moins engageante ? Pourtant un pouce levé, un clin d’oeil, sont des témoignages de connexion très économes en énergie et puissamment impactants. L’option de la facilité ne pas être une réponse probante.

La dérive du système crée d’ailleurs une dépendance aux like, accentuant voire générant des difficultés de confiance en soi chez les personnalités immatures ou en construction. La dépendance aux feed-back est moins décrite par la littérature, car hélas, un feed-back bien formulé est tellement plus rare qu’un like assorti des toutes sortes d’Emoticones.

Pour s’accorder sur la sémantique, un feed-back est une boucle de rétroaction qui vient évoquer et commenter une action menée et observée afin d’aider son auteur à se situer au regard de ses intentions initiales et de l’impact sur l’environnement. Le feed-back appartient au monde de la systémique car il est toujours plus facile de comprendre les phénomènes en monde complexe quand on n’est pas seul. Il est l’écho radar qui aide à se situer pour avancer. Sans rapport donc avec un like ou un smiley… Encore que l’un n’empêche pas l’autre, c’est la substitution qui est préoccupante.

Nos réseaux non virtuels

J’aimerais que l’on emprunte aux codes des réseaux sociaux ce qu’ils ont de meilleurs pour nos interactions directes, comme notre propension à saluer et partager ce qui nous a réjouis, enrichis ; et que l’on conserve la profondeur de nos conversations, quel que soit le canal, car les technologies bougent mais pas les besoins psychologiques des humains.

Reste à nommer nos réseaux sociaux du monde physique, peut être en les qualifiant ? réseau familial, amical, sportif, professionnel… Nous pourrions aussi les décrire, les définir (avec une feuille et un crayon tant qu’à faire!) : qui appartient à vos réseaux ? De qui êtes vous proches ? De qui avez-vous le mobile ? Qui pouvez-vous déranger le week-end ? Qui vous viendra en soutien en cas de coup dur et réciproquement ? Une fois les listes faites, y compris les amis de vos amis, je vous invite à les considérer, dans tous les sens du terme. Prenez-soin des vôtres dans des échanges authentiques et nourrissants, sans attendre, sans rien en attendre.

Bien sûr, je ne suis pas contre un like si vous avez aimé ce billet, ou mieux tiens : un commentaire ! D’avance merci 😉 et merci Dr Samer Cheaib pour votre beau sourire !

Retrouvez ici les articles du blog – merci d’avance pour vos Correspondances!

A quoi correspond Correspondances?

Correspondances est un nom, une marque, que j’avais choisis bien avant la création du cabinet de coaching et conseil éponyme. Chargé de « forêts de symboles qui l’observent avec des regards familiers » comme le chante Charles Baudelaire dans les Fleurs du Mal, le nom correspondances parle des relations entre le monde des perceptions, des idées et du coeur, de l’alchimie qui transforme une idée en succès grâce à la lecture sensible des signes subtils. Il parle d’harmonie entre plusieurs éléments, de leur coordination, de liens, de l’écriture aussi. Des hubs aux tables de correspondances associant des valeurs pour gagner du temps, correspondances est un terme intemporel, technique, poétique et polysémique.

La base line de Correspondances, créer de nouveaux liens, vient ancrer la notion de réseaux, de liaisons. En chimie les notions de liaison et de force sont associées. La force des liens repose sur leur profondeur et sur leur souplesse, leur capacité à se réagencer et à se réinventer avec fluidité.

Dans son logo, l’initiale de Correspondances est représentée par la spirale de Finobacci . Cette traduction graphique de la suite inventée en 1202 se retrouve dans la nature, la peinture, la photographie, la poésie, l’architecture… Elle symbolise l’harmonie et la progression. Cette « divine proportion » est en lien direct avec le célèbre nombre d’or, la fraction qui crée du beau.

La marque Correspondances est chargée de ces identités qui expriment sa manière de créer de la valeur chez ses clients; sa promesse est de repérer, pour chaque contexte, les conditions favorisant les mues et d’accélérer les transformations. Elle agit sur les liaisons entre les personnes, les organisations, les projets, les stratégies, les instances, le marché, les parties prenantes, et crée de nouveaux liens porteurs de sens et d’accomplissement.

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I love people

Le témoignage d’Alice Sommer, * est une fabuleuse leçon de vie, d’optimisme, de courage et de bienveillance; I love people répète-telle à plusieurs reprises, elle qui n’a pourtant pas été épargnée par la vie et par les gens…

A 109 ans – Converse® aux pieds et déambulateur à bout de bras – elle interprète à longueur de journées les compositeurs classiques, Bach, Brahms, Beethoven, et d’autres ne commençant pas par B; elle raconte avec sobriété le rôle fondamental que la culture a joué durant toute sa vie, la créativité dans laquelle elle a baignée enfant, à l’instar de ce que décrit Stefan Zweig dans « Le monde d’hier, souvenir d’un européen ».

Elle évoque son amour qui ne rime pas avec possession, sa résilience après son internement dans les camps, et surtout sa capacité à goûter pleinement chaque moment au moment.

Tout est bon et mauvais. Je regarde le bon côté.

Elle partage sa capacité à voir le beau en toute chose, même dans les pires moments, et cultive la gratitude.

La valeur Travail, la recherche de l’excellence appartiennent aussi à son message.

Si l’on aime quelque chose, il faut travailler, travailler, travailler…

La musique est le sel de sa vie; elle est sa compagne du début à la fin, transcende les douleurs et les doutes, emplit sa vie et son âme. Sa passion s’est confondue avec son métier de virtuose, passion que l’âge n’a pas abimée. C’est rare de pouvoir conjuguer par tous les temps passion, métier, retraite.

De quoi seront remplies les années qui séparent la retraite du dernier souffle pour tous ceux qui n’ont investi que leur vie professionnelle? Ceux pour qui identité et rôle professionnel se confondent?

Quel sens a ma vie? Quelle est ma mission? In fine, les liens créés avec les autres qui ne tissent-ils pas l’étoffe d’une vie réussie?

Au delà du courage, de la beauté, de l’enthousiasme, de la fraîcheur, de l’humour, et de la bienveillance, ce reportage nous confronte à la question suivante : A la place d’Alice Sommer, lors de notre 110ème année, que raconterons-nous au journaliste venu nous interviewer?

*Merci Christelle de me l’avoir transmis!

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